Que faut il penser des neurosciences en matière d’éducation ?

Neurosciences par-ci, neurosciences par-là. Experts et journalistes ne jurent plus que par cette discipline, censée apporter le meilleur dans plusieurs domaines, notamment celui de l’éducation. Que faut il en penser ?

La définition du CNRS est à peine compréhensible : « ce champ disciplinaire concerne l’étude du fonctionnement du système nerveux depuis les aspects les plus élémentaires : moléculaires, cellulaires et synaptiques jusqu’à ceux, plus intégratifs, qui portent sur les fonctions comportementales et cognitives ». Plus concrètement, les neurosciences ont notamment mis en avant la plasticité du cerveau, autrement dit, notre capacité permanente de modifier son architecture interne au fil des stimulations d’apprentissage rencontrées. Fini le fatalisme en mode « de tout façon, c’est un cancre » !

Rien n’est joué donc, et c’est plutôt porteur d’espoir. Le ministre de l’éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, s’est plusieurs fois prononcé sur la nécessité de s’appuyer sur les apports des neurosciences pour modifier les méthodes d’enseignement et les programmes. Ce qui suppose de respecter le rythme de chaque enfant, comme l’a très bien expliqué Céline Alvarez dans Les lois naturelles de l’enfance.

Si certains détracteurs estiment que les neurosciences sont une illusion, beaucoup d’experts, en revanche, en vante les mérites. Pour Bruno Gameliel, elles permettent surtout de confirmer des intuitions que l’on savait depuis longtemps. Psychopédagogue, il a développé un programme baptisé Sapientia, précisément sur la base de ses recherches en sciences de l’éducation.

Son objectif : contribuer à une meilleure réussite des apprenants. « On ne peut dissocier l’aspect psychologique de celui purement pédagogique », explique Bruno Gameliel, qui multiplie les conférences pour expliquer que les deux vont de pair.

Psychologue cognitiviste et neuroscientifique, Stanislas Dehane est une référence sur le sujet. Il s’est beaucoup intéressé aux mécanismes d’apprentissage. Pour lui un bon enseignant est celui qui a une bonne connaissance du modèle mentale de l’enfant, comme il l’explique dans cette conférence que je vous invite à visionner.

Les neurosciences sont-elles la panacée qi permettrait enfin à la France d’obtenir de meilleures évaluations au programme PISA ? La question est ouverte. Affaire à suivre…

 

 

 

 

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