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Une pédagogie fondée sur l’empathie

Se sentir bien en classe permet d’apprendre mieux. C’est l’objectif d’enseignants qui ont mis en place une méthode pour canaliser la violence et les émotions.

Pour commencer en beauté cette rentrée, Place des Ecoles vous emmène à Trappes, dans les Yvelines, au sein d’une école primaire. A première vue, c’est une classe tout ce qu’il y a de plus normal. Sauf qu’ici, quand on aide son voisin, on ne vous dit rien ! Bien au contraire. La bienveillance et l’empathie sont au programme, et c’est peut être aussi important que le reste. Si ce n’est davantage encore ! Lire la suite

« Un élève heureux est un élève qui apprend mieux »

Aller à l’école devrait être un plaisir. Pourtant, bon nombre d’enfants et d’adolescents vivent cette réalité quotidienne comme un fardeau. Apprendre à être heureux à l’école et dans la vie, tel est le pari de ScholaVie. Le principe : apprendre à nos enfants les compétences du bien-être et de la résilience… dans la joie !

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Fini les vacances! C’est la rentrée. Place des écoles souhaite aux enfants beaucoup d’épanouissement et aux parents plein de sérénité (enfin, autant que possible…)!

A la une

Audrey Akoun : « Réussir sa vie est bien plus important que de réussir dans la vie »

On ne rencontre pas tous les jours des personnes inspirantes. Ca arrive de temps en temps quand même heureusement. Et ce matin, j’en ai découvert une. Audrey Akoun.

Lumineuse, accessible et authentique, elle donne le sentiment d’avoir une solution pour chaque problème, tant elle aborde la vie avec optimisme et avec humour. Facilement débordée par l’émotion, elle raconte son parcours. Celui d’une petite fille qui suit un parcours tout tracé, que ses parents ont voulu pour elle. Brillante à l’école, ils décident qu’elle fera du droit. En bon petit soldat, Audrey s’exécute. Devient notaire. Se marie. Fait 3 enfants. Le portrait parfait de la « happy family ». Sur le papier seulement. On entend souvent dire « il/elle a tout pour être heureux(se) ». Mais il ne suffit pas « d’avoir tout », il faut surtout que le « tout » vous ressemble. Or ce « tout » n’est manifestement pas fait pour elle, car il ne coïncide pas avec ses aspirations profondes. Après avoir pris conscience qu’elle avait gentiment accepté le moule qu’on avait conçu pour elle, Audrey parvient enfin à en sortir. « On me disait que le droit mène à tout. C’est vrai puisque je suis là », précise-t-elle avec son indéfectible sourire.

Elle entame donc une reconversion professionnelle et devient psychothérapeute. Elle monte son cabinet au nom éloquent, « La fabrique à bonheurs », avec son amie Isabelle Pailleau, puis, ensemble, elles publient plusieurs livres à succès, parmi lesquels « La pédagogie positive » ou encore « La fabrique à kifs ». Avec sa complice de (presque) toujours, elle s’apprête à sortir « Les zatypiques », dont la parution est prévue en septembre aux éditions Leduc.

Pour les deux auteurs, c’est l’occasion de revenir sur toutes ces personnes différentes, parce que « dys », parce que « précoces », parce que « TDAH », parce que « zèbres »…. Et de fustiger le mythe de l’élève idéal . « Ceux qui ne le sont (idéaux) sont toujours trop ou pas assez », explique-t-elles. Or attention aux prophéties autoréalisatrices, autrement appelées « effet golem », en vertu desquelles à force de cataloguer quelqu’un, on finit par l’enfermer dans une case. Autrement dit, le regard porté sur une personne conditionne ses capacités.

Dans leur nouveau livre, Audrey et Isabelle racontent que ces enfants ne pourront devenir des adultes épanouis, que dès lors qu’ils seront reconnus et aimés pour ce qu’ils sont. Et non pas mis en défaut au prétexte qu’ils ne répondent pas à la norme.

Comment repérer ces « zatypiques » ? « Leur point commun est une forme d’hypersensibilité. D’où l’intérêt d’être vigilants sur certains symptômes : agitation, anxiété, timidité…« , précise Audrey.

Les endurcir ? « C’est le pire qu’on puisse leur faire car ils finiront par se déconnecter de leurs émotions en se mettant une carapace. « Leur arrogance est bien souvent défensive », analyse Audrey.

Arrêtez donc chers parents avec toutes ces étiquettes : jean de la lune, rêveur , hyper actif… qui ont pour effet de générer une faible estime de soi chez l’enfant. Voyez plutôt le côté positif : vos enfants sont sans doute imaginatifs, créatifs… Arrêtez surtout la course à la performance. Non, les bonnes notes ne sont pas un curseur. Ce n’est pas parce que votre enfant a de bons résultats que « ça va ».  C’est lui qui doit aller bien, pas ses notes ! A bon entendeur…

« A nous d’être les alliés de nos enfants pour en faire des adultes bien dans leurs baskets . De leur permettre de contribuer au monde en étant eux mêmes. Et surtout en étant heureux. Car à force de se suradapter pour rentrer dans des cases prédéfinies, on finit par cramer de l’intérieur », prévient Audrey. De quoi alimenter bien des réflexions sur la norme, laquelle, si elle représente la convergence des points de vue, n’a souvent rien à voir avec le sien propre… #foodforthought

 

 

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Faut il envoyer ses enfants en pension ?

Les motivations des parents sont multiples. Si la pension n’a plus la même image qu’antan, il n’en demeure pas moins que le quotidien est plus ou moins bien vécu par les enfants.

« Mes parents m’ont envoyé en pension parce que l’école près de chez moi n’avait pas bonne réputation. C’était un moyen d’échapper à la carte scolaire », raconte Vincent. Il n’en garde pas que de bons souvenirs : « C’était une école catholique avec une discipline un peu hors normes. Heureusement, les sanctions physiques n’existent plus ». Il a néanmoins conservé des amitiés assez fortes, car comme il le rappelle, « on vit toute la journée avec d’autres enfants, souvent issus de milieux bourgeois et en situation d’échec scolaire ». Sa frustration : n’avoir évolué qu’avec des garçons !

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